"Le Festival Créole Blues a donc choisi Le Moule pour sa 7ème édition. Il quitte Marie-Galante, la grande galette, et devient le Festival Créole Blues de la Guadeloupe. Avec toujours la même ambition : contribuer au développement de nos richesses culturelles et patrimoniales. La route fut longue et le parcours difficile pour que le Festival demeure l’Evènement de la Pentecôte. Mais à l’arrivée, quel bonheur. [...]

Du 2 au 5 juin 2006, Le Moule, terre d’histoire et de mémoire, ville de caractère et d’engagement avec Créole Blues Organisation, des hommes et des femmes passionnés et professionnels, n’ont qu’un objectif : vous donner quatre jours de bonheur.

Bon Festival !"

L'équipe du Créole Blues Organisation

Les concerts du Creole Blues 2006 se déroulent sur deux scènes, la scène "Liberté" - entrée libre, concerts à partir de 18h00, et la scène Damencourt - entrée 25 €uros /soirée, concerts à partir de 20h30. Il est également possible d'acheter le pass du Festival : 80 €uros pour les quatre jours du Festival, et incluant l'accès aux projections cinématographiques. Les billets sont en vente aux endroits suivants : RCI boutique, OT Moule, Casio Basse-Terre et Gosier, Cora Desmarais et Gosier, boutiques du Festival, stations Total.

 

Vendredi 2 juin - à partir de 18h00   Vendredi 2 juin - à partir de 20h30
Samedi 3 juin - à partir de 18h00   Samedi 3 juin - à partir de 20h30
Dimanche 4 juin - à partir de 18h00
  • Gwadloup Big Band (Guadeloupe)
  • Harmony Pipol (Guadeloupe)
  Dimanche 4 juin - à partir de 20h30
Lundi 5 juin - à partir de 18h00   Lundi 5 juin - à partir de 20h30

Le Créole Blues, c'est également tout un ensemble d'animations autour des concerts :

  • Les villages : Village Art Plastique instantané et de fabrication, le village artisanal, le Village environnement et le village des associations.
  • Les « After » (Festival off) - Chaque soir, après les concerts du spot de Damencourt, des cafés et restaurants du Moule accueillent des artistes. Ce sont des espaces sélectionnés pour leur cadre, leur convivialité permettant les prestations des interprètes : Restaurant L’Amérindien, Jazz Café, Chez Lucile, Café Espace Wizoski, La Bananeraie, Chez Max, Chez Catherine.
  • Kaz a bigin. Exposition : Fresque, histoire de la biguine, documents, les grandes figures de la biguine, photos, disques, discographies, textes, partitions, extraits de livres, témoignages, archives, la biguine dans les « chanté Noël » antillais, kumbitt pour le aînés, biguine à Saint Malo, etc.
  • Forums - Centre Culturel Robert Loyson. Rencontres à destination des professionnels de la culture de la Guadeloupe
  • Projection de films et de documentaires sur le Blues et les musiques faisant partie des expressions Créole Blues. Le film «The soul of a man » de Wim Wenders, avec Keith B. Brown. vendredi & samedi à 16 h au centre Robert Loyson.
 

Franck Nicolas et Manioc Poésie (Guadeloupe)

Franck Nicolas, trompettiste virtuose et compositeur prodige de la Guadeloupe est à l'origine d'un nouveau courant musical, le jazz ka, qu'il crée à New York avec quelques uns des meilleurs musiciens antillais et américains de la scène actuelle. Il est aussi l'héritier du Gwoka moderne créé par l'un des fondateurs de cette musique, Kafé Edouard Ignol qui l'initia dès son plus jeune âge au Gwoka moderne. Ce nouveau concept musical est en parfaite adéquation avec les valeurs transmises par son mentor. C'est en intégrant La philosophie et l'esprit du Gwoka traditionnel guadeloupéen que Franck Nicolas réussit à créer une toute nouvelle musique, le jazz-ka, née de l'alchimie parfaite entre le jazz et le ka, tambour de ses ancêtres esclaves. Le concept jazz ka "Manioc Poésie" rassemble les peuples par le métissage, par l'apport des sonorités et des instruments venus de l'Orient l'Afrique, l'Europe, la Caraïbe et les Etats-Unis. Ils convergent à l'unisson, dans un même élan artistique et clament en choeur, un message de paix et de fraternité. Cette nouvelle musique est authentique, originale et envoûtante. Avec son concept jazz ka, et les musiciens de talents qui l'accompagnent, Franck Nicolas nous ouvre un nouveau chemin vers un monde nouveau, et contribue ainsi au rapprochement des peuples, et apporte une vision musicale optimiste à l'humanité du nouveau millénaire.

Avec Franck Nicolas (tp & vcls), Louis Allèbe Montjoly De Montaigne (perc), Keyko Nimsay, (vcl), Hervé Samb (g), Frédéric Léger, (cb), Sonny Troupé (ka) et Joby Julienne (ka)


Kali (Martinique)

Originaire d’une famille d’artistes (mère, écrivain et père, musicien), Kali devient adepte de la philosophie rastafari et fonde le groupe "6ème continent", qui mélange reggae et musique antillaise. Aussitôt, les jeunes s’identifient dans sa musique et découvrent les instruments traditionnels, tels que le banjo ou les tambours. Artiste à part, il est reconnu de ses pairs : trophées Sacem, concert à l’Unesco pour l’anniversaire de Léopold Sédhar Senghor, titre de la "Plus belle chanson de l’année 97". Son originalité vient du fait qu’il a su remettre au goût du jour "les classiques martiniquais" sans perdre son âme. Ainsi, le jeu du banjo a délaissé son expression de soutien rythmique et harmonique pour entamer un langage mélodique épuré. Kali est chez lui au Festival Créole Blues car sa musique sera un véritable régal sur le spot de Damencourt. Qui mieux que lui peut incarner le concept du festival « le son des racines »

 

K’Koustic (Guadeloupe)

Sous de Singuliers levers et couchers de Soleil, ces quatre vieux renards du terrain se sont côtoyés durant un certain temps à travers différents concepts musicaux. Puis, nostalgiques et amoureux de la tradition ils se mirent à rêver d’une nouvelle philosophie. Et c’est l'indispensable remise en question, qui après 2 à 3 années de réflexions, débouche un fameux 18 décembre 2004 sur un Chanté Nwèl improvisé, devant un auditoire subjugué qui a du mal à croire à la spontanéité du concept. Quelque chose venait de naître… Un concept qui surprend, dès les premières notes. Avec nos quatre lascars, c’est la survivance des Pères potomitan de la culture guadeloupéenne : Sergius Geoffroy, Robert Loyson, Vélo, Chaben, Guy Conquête, Emilien Antile, Robert Mavounzy, Gérard Lokel, Kafé… Un répertoire basé sur les standards traditionnels guadeloupéens et l’interprétation des autres musiques de la Caraïbe et du Monde : GwoKa, Biguine, Zouk, Compas, Jazz, Reggae, Tango, Salsa, Boléro … sont de la partie

Avec Joby Julienne (ka),


 

Thierry Fanfant (Guadeloupe)

Cet extraordinaire bassiste guadeloupéen pourrait être une des révélations de ce Festival. Gran7d habitué des studios parisiens, il accompagne de nombreux artistes tels que Bernard Lavilliers, Ismaël Isaac, Mario Canonge, Édith Lefel, Tanya Saint-Val, Michel Fugain, La Compagnie Créole, Beethova Obas, Philippe Lavil, Marie-José Alié, Jacob Desvarieux, Laurent Voulzy, Jocelyne Beroard, Angélique Kidjo, Teri Moïse, Eddy Louiss, Andy Narell, Carlos Santana....
Mais paradoxalement, il n’est pas très connu, chez lui, en Guadeloupe. Ce sera donc l’occasion de le découvrir. Et il aura fallu attendre 2004 pour qu’il publie, enfin, son propre CD « Intimes » sur lequel il travaille depuis 1999.


Anzala (Guadeloupe)

Il sera chez lui au Moule, à l'occasion de ce Festival Créole Blues. Moule, qui est, faut-il le rappeler, est un des bastions du gwo ka et de la musique traditionnelle. Depuis sa jeunesse, Anzala est bercé par cette ambiance de musiques authentiques et c’est tout naturellement qu’il commence à enregistrer en 1972 avec Vélo, Boisban, Sopran’n, etc. C’est le début d’une longue discographie car le tambouyé a enregistré une quinzaine d’albums. Anzala fait partie des meilleurs chanteurs du gwo ka traditionnel avec des succès tels que “Aye diabla pran yo” et s’est lancé dans la production. Il produira, ainsi, ses quatre derniers disques. Son style est fondé sur le ka, bien sûr, mais il est ouvert à d’autres styles et d’autres sonorités. C’est ainsi qu’on a pu le voir avec Dominique Coco ou Admiral T.

 

Yvan Agbo (Sénégal)

C’est dans les rues de Dakar que grandit Yvan Agbo, une guitare à la main. A peine débarqué en France, il s’échappe sur les routes, en groupe ou en solo. Après plus de 20 ans consacrés à parfaire son jeu, Yvan est parvenu à donner à sa musique et à son chant une ampleur, une force, une chaleur, résultant d’un subtil mélange de reggae, funk, et de jazz.
Yvan Agbo nous entraîne pour une magnifique rencontre entre le blues acoustique et la musique africaine traditionnelle.
Si l’on reconnaît dans son jeu les influences de Ben Harper ou de Keziah Jones, l’Africanité qu’il y introduit fait de lui un musicien à part et qui ne restera pas très longtemps inconnu du grand public. D’ailleurs avant de venir se produire au festival Créole Blues, il doit jouer en avant-première de…Sting. Une référence.


Emeline Michel (Haïti)

Surnommée "la reine de la chanson haïtienne", Emeline Michel est appréciée des Haïtiens car elle marie rythmes traditionnels à un contenu social et politique. Elle appartient à une nouvelle génération de musiciens haïtiens tels que Beethova Obas, Boukman Eksperyans et Boukan Guinen qui chantent des textes sensés sur des musiques telles que le compas, twoubadou et rara alliées au jazz et au rock, en passant par la bossa-nova et la samba. Née à Gonaïves, Emeline commence par chanter le gospel à l'église, puis étudie au Detroit Jazz Center, avant de lancer son premier album, Douvanjou ka leve, sur lequel figure le succès Plezi Mize (le plaisir dans la misère), écrit par Beethova Obas. En 1999, Emeline fonde sa propre société de production (Production Cheval De Feu), pour s’occuper de sa carrière. "Cordes et Âme", est le nouvel album qui reçoit les trophées du meilleur album haïtien et meilleure production de l'année 2000 à la foire de Musique en folie qui a lieu en Haïti. Depuis, installée à New-York, elle "enchaîne" les concerts pour représenter avec succès la musique d’"Ayti chérie".

 

Alfredo de La Fé (Cuba)

Nourri aux rythmes afro-cubains et à la salsa, Alfredo concocte un son chaud et chaloupé. Directeur artistique de Tito Puente et de Célia Cruz (sa marraine), Alfredo De La Fé est pour tout le monde l’homme qui a apporté le violon à la salsa. Né en février 1954 à Cuba, le jeune musicien commence son apprentissage à La Havane à l’âge de 7 ans. A 9, il se perfectionne au conservatoire de Varsovie en Pologne. Alfredo en revient parfaitement aguerri aux techniques du violon classique mais rentre rapidement dans l’orchestre de José Fajardo : son champ d’expression sera la musique cubaine. En 1972, il rencontre Eddie Palmieri, électrifie son violon, puis joue avec Carlos Santana. En 79, paraît son premier album solo « Alfredo » et un an plus tard, il part s’occuper du groupe de Tito Puente. Les tournées et les disques s’enchaînent et en 1996 on lui propose de faire partie du Fania All Stars. Ce virtuose cubain a joué avec les plus grands à New-York. Il a notamment fait partie de la Típica 73. Aujourd’hui, Alfredo De La Fé continue d’enflammer les danseurs aux quatre coins du monde et reste sans conteste le plus grand violoniste que la musique cubaine ait connu.

 

Fajardo Jr (Cuba)

Né à New-York, c’est le fils du célébre José Fajardo « El rey de la flauta » avec qui il a effectué de nombreuses tournées en compagnie de l’orchestre « Fajardo y sus Estrellas ». Très tôt, il se fait appeler « El Nino prodigio » par les musiciens du « band ». Ses instruments préférés sont la flûte, mais surtout les percussions. Aidé par son père, « Fajardito » rencontre les plus grands percussionnistes qui vont l’influencer : Tito Puente, Johnny Almendra, Ralph Irizarry etc. Comme tous les artistes de talents, Fajardo Jr. enchaîne les concerts et joue avec les meilleurs salséros : Johnny Pacheco, Oscar D’ Leon, El Canario, La Sonora Mantancera, Luisito Carrion, Pedro Jesus, Cano Estremerra, Johnny Almendra, Tito Puente… S’il joue en solo, il ne délaisse pas l’orchestre de son père et joue toujours avec le « Fajardo y su Estrellas » pour continuer la tradition.

 




Dave Valentine (Porto Rico)

Ce génial flûtiste est né à New York de parents portoricains. A treize ans, il joue déjà des congas et des timbales. Mais ce n'est qu'à 18 ans qu’il se met à jouer de la flûte et prend des cours avec Hubert Laws. Puis, il étudie le classique. En 1978, Valentine sort son premier disque solo, Legends. Il a aujourd'hui une quinzaine d'albums solo à son actif, et a joué ou enregistré avec un grand nombre de musiciens, parmi lesquels Tito Puente, Mongo Santamaria, Herbie Mann, Lee Ritenour et Mc Coy Tyner. Dave Valentin intègre dans sa musique un grand nombre d'influences différentes: latin jazz, rhythm'n blues, pop, funk… De Hubert Laws, il hérite une technique sans faille, une très belle sonorité et une grande rigueur, éléments auxquels il ajoute une fougue qui lui est propre. Valentine fait partie de ces musiciens méconnus du grand public, mais qui dans le milieu de la musique latino-américaine est ce qu’on appelle « une grosse pointure ».

 

Serge Alidor (Saint Martin)

Ce guitariste qui vient de publier son CD « Himself », est un mélange symbolique de Saint-Martin, son île natale, avec un père dominicain et une mère guadeloupéenne. Sa qualité de guitariste lui permettra de faire des enregistrements pour de nombreux artistes, de participer à une tournée en Guadeloupe avec le groupe de George Décimus, Jocelyne Béroard et Jean-Philippe Marthély, ou à des concerts notamment un trio avec Willy Blonbou et Klod Kiavué, ou bien encore avec George Décimus et ses amis(Jacob Desvarieux, J.Béroard, J.P Marthély, Kathryn Thélamon, Ronald Tulle, Pascal Latour, Didier Juste, Dominik Coco, Lydia Barlagne, Nathalie Janlys).

   

 

Chris Combette (Guyane)

Cet artiste de la Guyane figure parmi les auteurs francophones remarqués de la World Music. Finaliste des Découvertes RFI de 1997, chouchouté en 1998 par les D.J. du zouk pour son duo avec Jocelyne Béroard (Lonbraj an pié mango), prix groove du festival international du clip vidéo pour Salambô, etc. Né en Guyane, de parents martiniquais, il s'est forgé une identité de part et d'autre de l'Atlantique, dans la Caraïbe, l'Amérique du sud et l'Europe. En créole, en français, en espagnol ou en anglais, ses paroles et mélodies nous entraînent sur le parcours de l'harmonie métisse et l'on sent renaître dans ses albums le scientifique que Chris Combette fut autrefois, lorsque entre deux concerts, il enseignait encore les mathématiques et la physique. Tel un chercheur, l'artiste tend aujourd'hui à l'alchimie des musiques du monde. Ses musiques sont des tranches de vies humaines saisies avec réalisme et poésie, sur tous les continents, dans toutes les classes sociales, à tous les âges, sur tous les tons musicaux permis par le métissage carïbéen : bossa nova, reggae jazzy, konpa, samba etc.


Keith B. Brown (USA)

Révélé par le film “The Soul of a Man” de Wim Wenders et Martin Scorsese, classé au Top 10 des meilleurs albums Blues 2005 par The Chicago Sun-Times, c’est un « grand » du Blues qui se produit pour la seconde fois au Festival Créole Blues. Son style est un mélange de blues original et de blues traditionnel. Ses concerts, un mélange de représentation en solo et en groupe, sont un voyage musical qui entraîne son public vers ses racines dans le delta du Mississippi avec également des sons urbains plus contemporains. Mais quelles que soient ses influences musicales, Keith B. possède son propre son. Lors de son premier passage au Festival Créole Blues, Keith était dans l’anti-chambre de la reconnaissance. Quelques années plus tard, il revient. Avec cette fois, une carrière qui a pris son envol dans le milieu du Blues. Ses racines profondes du delta blues combinées avec sa sensibilité soul-folk-pop font de Keith B. Brown une « voix » nouvelle, puissante et originale sur la scène musicale d’aujourd’hui.

 


 

Mory Kanté (Guinée)

Quand en juillet 1988 “Yéké Yéké” atteint la première place du classement du Billboard américain, le griot de Kissidougou a réussi son défi : donner à la musique africaine la place qui lui revient de droit. La même année il est récompensé par la Victoire de la Musique du meilleur album francophone. En 1990, à Central Park devant des dizaines de milliers de New-yorkais, Mory Kanté, l’ancien sans papiers, représente la France aux côtés de Khaled. Et quelques mois plus tard, lors du Gala de la francophonie, il a le bonheur de fouler les planches du mythique Apollo Théatre de Harlem. Octobre 2001, lors de la Journée mondiale de l’Alimentation, Mory Kanté est nommé ambassadeur par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) pour l’aider dans sa mission de lutte contre la faim afin de réduire la pauvreté. Et les distinctions s’enchaînent ! Mais ce dont il est le plus fier est son projet d’un grand centre de promotion de la culture mandingue : Nongo Village. « Je veux contribuer à industrialiser la musique et la culture africaine à travers ce projet avec une école de musique, où seront enseignés les instruments traditionnels et dispensés des stages de formation aux métiers du spectacle ».


Ti-Coca et Wanga-Nègès (Haïti)

Ces musiciens s’inscrivent dans la tradition des troubadours, petits ensembles aux instruments acoustiques dont les compositions constituent une chronique douce et amère de la société. Depuis 1976, ils sont réunis pour poursuivre la tradition des troubadours, dans la lignée de Ti-Paris ou autre Althiéry Dorival et interprètent ainsi des morceaux issus du folklore, des chansons traditionnelles du répertoire troubadour et des morceaux konpa, auxquels Ti-Coca prête sa vivacité et le charme de sa voix éraillée. Ils composent ainsi un cocktail séduisant, une sorte de filtre d’amour, comme l’insinue le nom du groupe, « Wanga Nègès », nom créole du colibri, qui entrerait dans la préparation de magie amoureuse.

 

Kékélé (Congo)

Le nom du groupe signifie, en lingala, la liane, cette plante grimpante des forêts tropicales dont on se sert parfois pour jeter des ponts de fortune au-dessus des rivières. Ce collectif réunit des artistes d’un style musical bien particulier : la rumba congolaise et forme un « all-stars » de musiciens qui tous connurent leur heure de gloire dans les trépidants orchestres qui illuminèrent les nuits de Kinshasa des années 60 à 80. A l’écoute, il y a une parenté évidente entre la Rumba cubaine et sa cadette congolaise. Dès les années 30, les orchestres congolais rivalisent sur des thèmes de cha-cha-cha, de pachanga, de son ou de rumba directement calqués sur les originaux. Kékélé en est le digne héritier. Ce collectif de musiciens congolais hors pair perpétue la tradition de la rumba congolaise : jeu de guitare, piano cubain, voix douces et poétiques…Toute la tradition de la musique congolaise est exprimée dans ce groupe.


Soft (Guadeloupe)

C’est la révélation 2005. Qui n’a pas fredonné « crime contre la Guadeloupe » ? L’histoire commence par une amitié entre la guitare et la percussion qui décident de rechercher ensemble une cadence sensible et un son authentique. Très vite, viendra la contrebasse, originale, ronflante, imposante, puis le saxophone d’une expérience riche de jazz, gospel et de variétés. Le répertoire est un mélange de musiques traditionnelles et de créations s’en inspirant. La musique du groupe est assurée par l’emploi d’instruments acoustiques traditionnels : Guitare acoustique et électro-acoustique, guitare basse, banjo, saxo et des percussions variées (Congas, Ka) ainsi que par l’emploi d’un instrument particulier : l’ ANG. Sa sonorité est proche du Steel-pan.

 

Jean-Louis Céleste (Guadeloupe)

Guadeloupéen, né en Afrique, il a grandi dans diverses contrées de ce continent baignant, dès son plus jeune âge dans un mélange de cultures aux couleurs enivrantes et aux sonorités mélodieuses. « J’ai découvert très tôt, en même temps que la berceuse antillaise, la biguine et le calypso, la mélopée africaine, les accents du griot, le message du tam-tam que l’on retrouve intact ou à peine altéré dans nos îles d’Amérique. Très attaché aux Antilles, je m’y rends régulièrement. Je chante notre Histoire empreinte du triste épisode de l’esclavage, les joies, les peines d’un peuple torturé, écorché et dont la longue convalescence l’entraîne inexorablement vers les fondements d’une Négritude tant célébrée par nos penseurs et écrivains. » Jean-Louis Céleste, compagnon de route de Pierre-Edouard Décimus, joue de la guitare, du banjo, de l’harmonica, du steel-Drum et des percussions légères.

 
Si vous êtes arrivés directement sur cette page et ne voyez pas le menu en haut de page, cliquez ici pour revenir à la page d'accueil et naviguer plus facilement.